illustration : détail du Palais de Justice (carte postale de 1906 - Wikipedia)
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le mercredi 29 avril 2026
conférence de 19h00 à 22h00 (avec une pause de 20-25 minutes)
établissement ouvert à 18h00-18h10
Si vous souhaitez payer sur place, réservez votre place en utilisant le formulaire au bas de cette page.
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Remontons le temps en flânant avec Roel Jacobs...
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Trop souvent l’histoire de la ville est résumée aux grands événements localisés dans des lieux emblématiques : la Grand-Place, le Sablon, le quartier du Parc …. Nous ferons l’effort d’aller au-delà et de chercher les traces du passé aussi dans la petite histoire et dans les coins et les recoins moins spectaculaires. Ainsi on découvre une histoire bien différente qui raconte l’envers du décor, souvent aussi intéressant que la grande histoire, si pas plus.
illustration : la Porte de Hal n'est pas très loin du lieu dit du “Galgenberg”, là où va être construit le Palais de Justice au 19ème sièce - extrait du plan de Bruxelles de Braun et Hogenberg - 16ème siècle (Inventaire du Patrimoine Mobilier)
La place Poelaert est un élément clé du parcours royal de Léopold II. Elle relie la rue de la Régence à l’avenue Louise.
illustration : Gigantesque édifice de style éclectique dessiné par l’architecte J. Poelaert en 1862 et construit de 1866 à 1883. Situé sur un plateau surélevé, il domine de sa silhouette la place du même nom, toute la partie sud de la ville et ferme la perspective de la rue de la Régence. (Inventaire du Patrimoine Architectural)
Illustration : Jardins de l'hôtel de Bournonville (1619) (futur Hôtel de Mérode) avec le pavillon de Beauregard par Remigio Cantagallina (1583-1636). À l'époque le batiment avait déjà son toit. (Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique)
La place est aménagée sur une plate-forme artificielle, à l’emplacement des plus beaux jardins nobles de Bruxelles.
illustration : Dès 1604, le lieu devint propriété du duc Alexandre de Bournonville qui fit construire en 1618 l’hôtel actuel, vendu en 1731 au comte Antoine-Henri d’Ongnies et de Mastaing. Ses héritiers louèrent l’hôtel de maître de 1680 à 1782, entre autres à Olympe Mancini, mère du prince Eugène de Savoie... et le lieu fut occupé par toute une série de personnalités jusqu'aux Mérode... Cette propriété, autrefois considérable, contenait des jardins jouxtant le couvent des Minimes (Inventaire du Patrimoine Architectural)
C’est au fond de ces jardins que furent établis les minimes, dont l’église se situe aujourd’hui pour ainsi dire en dessous de la place.
illustration : gravure par Anthonius Sanderus (1727). En 1616, Marie-Chrétienne d’Egmont, princesse de Mansfeld, duchesse douairière de Bournonville, cède la majeure partie de la propriété de Vésale aux Minimes. À l'arrière-plan, en haut à gauche, la maison de Vésale ou l'ancien couvent. Au second plan, à droite, la chapelle et l'ermitage Notre-Dame de Lorette. Le couvent était situé à l'emplacement actuel de l'Athénée Robert Catteau et de la rue des Minimes. (Wikimedia)
Illustration : Façade actuelle de l'église des Minimes. Achevée en 1715, l'église présente un style architectural de transition entre le baroque flamand et le néoclassicisme. Seule la tour sud a été construite, bien qu'une seconde tour au nord ait été prévue. (cf - gravure de Sanderus ici plus haut) (Wikipedia – Michel Wal)
Illustration : Épitaphe du Comte Guillaume Charles Ghislain de Mérode, par Guillaume Geefs (1847) qui se trouve dans l'église des Minimes. (Wikipedia – wuppertaler)
Depuis la rénovation de l’hôtel de Mérode au coin de la rue aux Laines, il est redevenu plus facile de restituer ce passé glorieux dans le paysage urbain actuel.
Illustration : chantier du Palais de Justice avant mars 1867 au nord de la Marolle par Edmond Fierlants (Wikimedia)
Au sud du Palais de Justice se trouve la Marolle, un vieux quartier populaire qui a donné son nom à toute cette partie de la ville en passant du singulier au pluriel.
Illustration : La bataille de la Marolle, parfois aussi appelé bataille des Marolles, se déroule durant l'été 1969. Elle oppose les habitants de « La Marolle », la partie du quartier des Marolles qui se trouve sur la colline, au Ministère public qui les menace d’expropriation en vue d’un projet d’extension du palais de justice qui s’inscrit dans le cadre de la Bruxellisation. Après que les habitants aient reçu les lettres d’expropriation, un mouvement de contestation a débuté à l’initiative de Jacques Van der Biest, vicaire du quartier des Marolles. « La Bataille des Marolles » est un documentaire culte de 1969, réalisé par Pierre Manuel et Jean-Jacques Péché dans un style « cinéma-vérité » pour la RTBF. (Wikipedia)
Illustration : La reconstruction en 1906-1910 de l'aile droite du Palais d'Egmont se fit dans le même style classique que l'aile gauche édifiée par Tilman-François Suys, lui conférant sa physionomie actuelle. C'est à cette époque que l'on intègra au palais le grand escalier d'honneur qui s'inspire de l'escalier des Ambassadeurs du Château de Versailles qui, lui, a disparu. Cette somptueuse copie, tout en marbre, accueille les personnalités lors de certaines grandes rencontres politiques internationales qui se tiennent à Bruxelles. (Wikipédia)
Illustration : façade arrière du Palais d'Egmond donnant sur le parc - © Alexandre Clarinval (brusselsgarden)
Illustration : reliquat de la multitude des propriétés prestigieuses qui ont composé ce quartier, l'Hôtel de Beaufort est encore visible rue aux Laines. Maison de maître achetée en 1776 par le duc de Beaufort, ancienne propriété notamment de la vicomtesse de Humbeeck et du marquis de Spontin. (Inventaire du Patrimoine Architectural)
Illustration : un autre témoin de ce passé prestigieux : l'Hôtel de Lannoy (détail de la porte d'entrée) - Maison de maître construite par le maître-maçon J. Massion en 1762, achetée par le comte d’Epinoy en 1768 puis par le comte Gustave de Lannoy en 1833. (Inventaire du Patrimoine Architectural)
L’histoire dans la ville, rue par rue... à chaque événement spectaculaire correspondent aussi toute une série de petit événements dont nous n’avons pas idée mais nous allons les partager avec notre orateur favori… Il va nous faire sillonner et va nous faire flâner au fil du temps et au fil des rues… Il va nous faire sourire et rêver et peut-être nous effrayer. Et nous voyagerons grâce à sa passion et à son humour… Il s’agit bien de Roel Jacobs…
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Qui contribue à cet événement ?
Roel Jacobs (conférencier)
Production
contact :
Le Jardin de ma Sœur A.S.B.L.-V.Z.W. (programmation générale de la saison) - Arthème - info@lejardindemasoeur.be
réservation obligatoire : via cette page (plus bas) ou via info@lejardindemasoeur.be ou via 02 217 65 82
Etant donné l’exiguïté des lieux, il est prudent de réserver. Toute place non occupée à 19 heures est susceptible d'être redistribuée en cas d'affluence.
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Prix des places
prix unique € 8,00 - € 7,00 en prévente
Vous pouvez également acheter vos places le jour même au BIP 2 Place Royale ou par le biais de leur site internet.
C'est fini à quelle heure?
Les soirs de conférence, le Jardin de ma Sœur ouvre ses volets dès 18 heures. Les mercredis jusqu’à 24 heures s’il y a du monde.
En général, les conférences se terminent vers 22 heures 30... Il y a toujours une pause de 20 minutes
Pendant le déroulement des conférences, le lieu n’est pas accessible.
